22 Mar
2012

Le Combat de Hampton Roads

TING !

Deux boxeurs du siècle dernier

Meeeeeesdames et messieurs, bienvenue au Combaaaaaat du Sièèèècle!

Pour célébrer les 150 ans de celui-ci nous n’allons pas parler de Boxe mais de combat Naval!
Comme certains d’entre vous le savent peut-être nous sommes actuellement dans les célébrations des 150 ans de la Guerre de Sécession (1861-1865), et il y a quelques jours, les 8 et 9 mars, eut lieu un affrontement qui allait révolutionner non seulement les combats navals, mais aussi la Marine de guerre dans son entièreté : le Combat de Hampton Roads.

Rappel Historique

La Guerre de Sécession est une guerre civile américaine ayant eut lieu entre avril 1861 et 1865, opposant les états confédérés du Sud (CS) aux états unionistes du Nord (US). Les enjeux de cet affrontement, la survie de deux mode de vie : Un Sud conservateur, plutôt agricole, et l’utilisation de la main d’œuvre esclave contre un Nord abolitionniste, industrialisé et industrialisant.
Après de brillantes victoires remportées par le Sud tout au long de la guerre, dues à la supériorité stratégique et tactique des généraux confédérés, c’est finalement le Nord qui emportera la victoire grâce à sa force d’évolution et d’organisation des ressources.
Le Combat de Hampton Roads, en 1862, porte le nom du bras de mer de la côte Est qui vit s’affronter les deux premiers cuirassiers de l’Histoire, le Merrimack (CSS Virginia – Confédération) et le Monitor (USS Monitor – Union)
L’enjeu de ce combat est la percée du blocus des ports confédérés imposé par l’Union, qui empêche le Sud de s’ouvrir au reste du monde pour importer ce qu’il manque à leur effort de guerre. Le lieu de l’affrontement est un débouché de la James River et si le Merrimack remporte la victoire, il sera en mesure de libérer le blocus de Richmond, la capitale des confédérés…

Les belligérants

CONFÉDÉRATION

À maaaaa gauche! Le Merrimack! 83, 8 mètres de long, 7 mètres de tirant d’eau, 4100 tonnes propulsées à la vapeeeeur!
320 marins d’équipage et 10 canons pour cette « baignoire retournée » blindée ! Il est accompagné de 5 navires plus petits pour le soutenir !

Photographie du Merrimack

À l’origine, le Merrimack sous ce nom était une frégate à vapeur lancée en 1855. Elle comportait une quarantaine de canons mais son moteur à vapeur posait constamment des problèmes et au début de la Guerre de Sécession, le Merrimack était en réparation. Lorsque les Nordistes évacuent la région où il se trouve, ils brûlent les navires restant et l’arsenal à coté pour en laisser le moins possible aux Sudistes en train de prendre possession des lieux.

La confédération, isolée, a toujours cherchée a utiliser un maximum ce qu’elle avait déjà plutôt que de construire de 0, aussi jugea-t-elle plus avisé de récupérer les épaves de navires qu’ils pouvaient récupérer pour en remonter des neufs. C’est ainsi que le Merrimack va être renfloué et remis en état en 1861 puis livré à la Marine confédérée en 1862 sous le nom de Virginia.
Au moment des combats de Hampton Roads, le Merrimack (ce nom lui restera jusqu’à la fin) n’avait plus grand chose à voir avec son aspect d’origine. Dépourvu de ses voiles, entièrement cuirassé de plaques de métal de 2 pouces d’épaisseur posées sur une structure en pin et chêne d’environ 60cm, son aspect général est celui d’une « grange dont seul le toit dépasserait ».
En lieu et place de l’ancien pont supérieur, le toit d’une casemate blindée de 54 mètres par 2 et demi dont le sol se trouve sur l’ancien pont batterie.
4 canons de chaque coté constituent son armement ( 6,9 pouces à canon lisse, 2 rayés de 6,4 pouces) ainsi que deux canons rayés de 7 pouces à l’avant et à l’arrière qui peuvent tirer dans toutes les directions grâce à des embrasures prévues à cet effet. Ces canons peuvent soit tirer à la mitraille, au boulet ou à l’obus explosif. Il y a de quoi faire de jolis trous.
Le Merrimack est aussi équipé d’un éperon de 1500 livres à un mètre sous la surface de l’eau. Là encore pour faire de jolis trous.

Pour la petite histoire, une fois le Virginia mis à l’eau, les constructeurs s’aperçurent d’une erreur de calcul qui faisait ressortir le nez du cuirassé de la surface de l’eau, dévoilant ainsi des parties non blindées. La proue devra être alourdie de plusieurs tonnes de fonte pour corriger ce problème.
La casemate du Merrimack était aussi graissée copieusement, non seulement pour l’empêcher de rouiller mais aussi parce que les ingénieurs croyaient qu’ainsi il aurait plus de chance de faire glisser les projectiles ennemis… tout au talent.

UNION

Eeeeeeeet à ma droite, le Mooooonitoooooor! 52 mètres, 3.2 mètres de tirant d’eau, 895 tonnes! Une soixantaine de marins pour l’équipage, et 2 canons en toureeeeeelle! ce freluquet fera-t-il le poids face au mastodonte-Merrimack?

Gravure représentant le Monitor

Le Prince de Joinville, vice-Amiral de France, dira du Monitor :
« […] Il n’est personne qui ne connaisse ces biscuits de Savoie cylindriques, couverts d’une croûte de chocolat, l’un des principaux ornements de la boutique de nos pâtissiers. Qu’on se représente ce gâteau placé sur un plat oblong, et l’on aura une idée exacte de l’apparence extérieure du Monitor. » Un gâteau, donc.

Courant 1861, les états de l’Union apprennent les plans d’armement de navires cuirassés pour la confédération, dont le Merrimack. En toute urgence, ils demandent à plusieurs entreprises de réaliser des projets pour fournir aussi des navires blindés à la marine unioniste. Le projet d’Ericsson, un émigré d’origine suédoise, est retenu, et ce nom restera dans les annales américaines comme celui d’un fou et de son bateau dément.
Fin janvier, la Marine US prend en charge le Monitor, quinze jours seulement avant que les confédérés ne sortent le Merrimack, mais il ne sera terminé que courant février, après toute une série de retards. Basiquement, il s’agit d’une tourelle blindée montée sur une coque en métal au ras de l’eau.
Son nom de baptême, le Monitor (=celui qui enseigne, dans le sens de professeur qui apprends et corrige) est un message vibrant à la Confédération, mais aussi probablement aux puissances européennes afin de les dissuader de soutenir les sécessionnistes si toutefois ils parvenaient à percer le blocus.

Tout comme le Merrimack, le blindage est constitué d’une armature en chêne rehaussé de plaques blindées (23 cm d’épaisseur pour la timonerie à l’avant, qui permet de diriger le bateau, et 2 cm pour la tourelle)
Ses deux canons Dahlgren de 11 pouces pèsent 7 tonnes chacun et sont montés dans la tourelle pivotante, tourelle qui peut effectuer un demi tour à pleine vitesse en 30 secondes. Les canons tirent des obus coniques en fonte de 61 kilos et demi, chargés par la bouche, propulsés par 6.80 kilos de poudre (normalement, il en faut le double, 30 livres, mais la crainte d’une explosion à l’intérieur de la tourelle força les autorités à réduire la charge, avec des conséquences qui s’avèreront évidente pendant les combats… ) Les canons sont manœuvrés par 7 hommes par pièce ainsi que deux officiers. Il en faudrait deux fois plus, mais les conditions de tir rendent ces effectifs impossible, réduisant ainsi la cadence de tir à un coup toutes les 8/10 minutes, lorsqu’il n’en faut d’ordinaire que 2 à 3. Là encore, on y va un peu au talent.

Durant les combats qui opposeront le Merrimack au Monitor, ce dernier fera le choix de laisser la tourelle en continu, se rendant vite compte que la tourner à volonté rendait la tâche épuisante pour ses hommes. Cela fera baisser d’autant la précision du navire, mais améliorera grandement sa protection, les artilleurs en face n’ayant que très peu de temps pour viser les ouvertures de la tourelle, il leur était impossible de tirer à l’intérieur.

EST CE QUE VOUS ETES PREEEEEEEEEETS?

Avant la Bataille

D’un coté donc, une escadre confédérée composée du Patrick Henry (1400 tonnes, avec roues à aubes latérales, 10 canons et un équipage de 150 officiers et marins) ,du Jamestown, similaire au précédent, du remorqueur Teaser (65 tonnes 2 canons de 32 et 12 livres)
Ces trois bâtiments sont dans la James River en amont, bloqués par l’escadre nordiste.
Accompagnant le Merrimack, on trouve le remorqueur Raleigh (65 tonnes, canon de 32 livres) et le remorqueur Beaufort (65 tonnes, canon de 32 livres)

De l’autre l‘escadre de blocus unioniste composée de 6 voiliers en bois, certains à vapeur :

Minnesota 1(frégate à vapeur 4833 tonnes, 43 canons.)
Cumberland (frégate 990 tonnes, 24 canons.)
Congress(frégate ,1867 tonnes, 50 canons.)
Roanoke (frégate à vapeur, 4772 tonnes, 43 canons.)
St-Lawrence (frégate ,1867 tonnes, 50 canons.)

A cela il faut ajouter le Vanderbilt, un ancien navire à vapeur équipé d’un éperon dans l’espoir de couler le Merrimack, à fond dans le bricolage. Ainsi que le Monitor, bien sûr, dans un second temps.

Beaucoup de navires d’observation sont là aussi, pour rapporter les performances des deux cuirassiers. On comptera notamment des représentants de la Marine britannique et le Gassendi, corvette de la Marine Impériale française. On le verra, celle-ci aura son importance.

L’Union avait une trouille bleue du Merrimack, qu’il pensait pouvoir forcer les blocus, et attaquer n’importe quelle ville. Le Monitor a donc reçu l’ordre, après sa mise en service, de remonter vers Washington pour la protéger d’une éventuelle attaque du cuirassier confédéré. Cet ordre arrivé trop tard, c’est le commandant de l’escadre Nordiste, qui dirigeait alors le Roanoke, qui décida d’envoyer le Monitor dans Hampton Roads le 9 mars afin de combattre le Merrimack.

Le samedi 8 mars, au matin, le Gassendi pousse ses feux pour repartir de l’endroit après que ses officiers eurent été autorisés à visiter le Merrimack le jour précédent. Cette activité alerte les unionistes, alors en blocus non loin. Le remorqueur Zouave, envoyé à l’avant, repère le Merrimack et tire le premier coup de canon vers celui-ci. Il est 13h20.

(Petite précision : à ce moment là, le Monitor n’est pas sur les lieux)

Samedi 8 mars

Le Merrimack se lance à l’assaut du blocus de l’Union.
Sa première cible est le Cumberland, un des joyaux de la flotte du Nord, dont l’armement est dépeint comme un des plus redoutables des marines américaines.

14h30.
Il passe devant le Congress, échangeant une bordée à 10 mètres. Le Congress subit de lourds dommages mais le Merrimack, intact malgré les nombreux coups au but, continue sa course sur le Cumberland.
Sous le feu des canons du Congress, du Cumberland ainsi que des batteries côtières, le Merrimack entreprend d’éperonner le Cumberland, après avoir échangé des tirs meurtriers pour le navire en bois.
Sous le choc de l’éperon de 1500 livres du cuirassier Sudiste lancé à pleine vapeur, la coque du Cumberland se brise « comme une coquille d’oeuf ». Quand le Merrimack se retire, on raconte qu’il laissât derrière lui un trou où auraient pu passer un chariot entier tiré par ses chevaux. La frégate unioniste commence à sombrer, avant d’être éperonnée une seconde fois par le Merrimack qui perd alors son éperon, mal fixé.
Tout en continuant de tirer dans un ultime chant du cygne, le Cumberland parvient à infliger quelques pertes humaines au cuirassier en touchant le sabord avant et les marins en train de recharger leurs canons. Deux autres canons bâbord sont endommagés.

Ceci étant, c’est quand même une sacrée réussite pour une première attaque. Pour un cuirassiers bricolé, l’efficacité est tout de même au rendez-vous

Peinture représentant le vaisseau Congress en train de couler

Le Merrimack se lance dans un demi-tour complexe et se relance contre le Congress qui, effrayé par l’exemple du Cumberland, mal placé par rapport au Merrimack, décide de se rendre en hissant un drapeau blanc. Cependant les sudistes ne parviennent pas à prendre possession du navire, étant toujours sous le feu de l’artillerie côtière. À cette occasion, le commandant Buchanan, dirigeant le Merrimack, est gravement blessé. Les sudistes décident d’incendier le Congress à l’aide de boulets rouges et des obus incendiaires.

Le Merrimack, toujours presque intact, se dirige alors vers la frégate Minnesota, celle-ci étant échouée. Le commandant sudiste, sûr de lui, décide tout de même de rompre le combat à cause du trop faible tirant d’eau, et de sa certitude de finir son carnage le lendemain matin. Il retourner mouiller avec sa flottille sous la protection des batteries côtières sudistes, plus en amont.

Aux autorités françaises, le commandant du Gassendi rapportera :
« Tout semblait donc désespéré le 8 au soir, et une panique générale semblait s’être emparée des esprits. La terrible machine de guerre, si souvent annoncée, était enfin apparue, et, en une heure à peine, avait détruit deux des plus forts navires de l’Union, fait taire de puissantes batteries de côte et vu fuir devant elle le reste des forces maritimes qui, la veille, bloquaient les deux rivières »

Dimanche 9 mars

« alors commença le duel dont on a tant parlé, et qui semble appelé à faire une si grande révolution dans l’art naval. »
(Prince de Joinville).

Vers 8h30, le Virginia-Merrimack entreprends de repartir vers Hampton Roads finir son travail et détruire ce qu’il reste de l’escadre nordiste. Il entreprends de commencer par le Minnesota laissé la veille avant de voir ce qui semble être une barge de ravitaillement s’en détacher. C’est le Monitor. Les deux premiers cuirassiers de l’Histoire se lancent dans un combat légendaire de plus de 4 heures.

Peinture représentant le combat entre le Merrimack et le Monitor

Les tirs sont lents. 8 à 10 à la minute selon l’orientation de la tourelle pour le Monitor, facilement autant pour le Merrimack qui tire par bordées (=tous les canons d’un coté au même moment) L’un comme l’autre ne parviennent pas à s’infliger de dégâts, pendant que l’artillerie côtière et les navires restant en jeu des deux cotés assurent le spectacle.

Peinture représentant le combat vu du sol, et l'action de l'artillerie côtière

Le commandant du Merrimack (le lieutenant Catesby ap Jones remplaçant Buchanan blessé la veille) pense que sa meilleure chance de victoire est d’éperonner le Monitor. Malgré la perte de son éperon d’origine, il croit que le poids seul suffira à venir à bout de son adversaire.
Il lui faudra une heure pour se retrouver dans une position idéale, mais le manque de puissance et d’élan empêcheront de provoquer des dégâts au Monitor, tout en occasionnant une voie d’eau dans la coque du Merrimack. Il est 10h55

Gravure du combat entre le Merrimack et le Monitor

À 11h05, le Monitor part en eau peu profonde pour réapprovisionner sa tourelle en munitions (qui doivent remonter des ponts inférieurs). Le tirant d’eau beaucoup plus important du Merrimack l’oblige à attendre son adversaire

11h35, après une brève reprise des combats, le Virginia s’échoue dans la vase et se retrouve dans une position désastreuse, toujours sous le feu ennemi du Monitor, des autres navires et des batteries côtières. Le commandant décide alors de pousser les chaudières au maximum au risque de faire exploser ces dernières, et brûlent tout ce qui est brûlable dans le cuirassier, y compris de l’huile de térébenthine, en bloquant les valves de surpression. Cette manœuvre désespérée permet de libérer enfin le Merrimack de son étreinte mortelle à 12h05.

Le Merrimack tente ensuite d’éperonner à nouveau le Monitor, sans succès. À ce sujet, le Prince de Joiville écrira « …une seule fois, le Merrimack réussit à frapper avec son avant le travers du Monitor : mais celui-ci pirouetta sous le coup comme un baquet flottant, et une très légère endenture laissée dans sa muraille fut la seule avarie causée par ce choc formidable… « 

deux bateaux en combatLe Merrimack entreprend ensuite de tirer sur la timonerie avant du Monitor, afin d’en faire perdre le contrôle à ses navigateurs. Le Monitor tente de foncer sur la poupe du cuirassier sudiste pour détruire son hélice, ce qu’il rate de peu.
Suite à cette action, les batteries arrières du Merrimack font feu, un obus atterrit sur a timonerie du nordiste qui, légèrement désorienté, se réfugie dans des eaux trop peu profondes pour le Merrimack.

À 12h30, le Merrimack repart vers les lignes sudistes pour ne pas se retrouver coincé par la marée descendante, et le Monitor mouille devant Fort Monroe. Le combat est terminé, et aucun des deux adversaire n’a pu prendre le dessus.

Conséquences et Suites

Par la suite, l’un et l’autre reviendront souvent à Hampton Roads mais jamais en même temps, prenant grand soin de s’éviter pour laisser leur gloire complète. Chacun étant persuadé d’avoir fait fuir l’adversaire, la victoire est totale pour les deux camps, même si l’Union a clairement subit plus de dommages à cause de la perte du Cumberland et du Congress.
La puissance des chaudières criblées d’impacts du Virginia diminua grandement ses capacités mécaniques et en fit un navire encore plus lourd à manœuvrer, même si sa coque était quasiment intacte.
Le Monitor, n’ayant subit aucune perte humaine (quelques commotions tout au plus) est totalement intact malgré plus de 80 impacts d’obus. Ses améliorations ultérieures verront sa timonerie renforcée ainsi qu’une cheminée télescopique.

L'équipage du Monitor pose pour la photo

En mai 1862, sous la pression Nordiste, les confédérés risquent de perdre Norfolk et son Arsenal. Le Merrimack s’échoue sur un banc de sable et malgré toutes les tentatives pour le dégager, restera prisonnier. Son commandant décide alors de le faire sauter pour ne pas le laisser aux mains des fédérés. Le Virginia deviendra le modèle sur lequel seront ensuite construits tous les cuirassiers confédérés. La France en achètera un exemplaire baptisé Dunderberg (puis Rochambeau).

Peinture représentant l'explosion du Merrimack

Le 29 décembre 1862, le Monitor part mener un blocus en Caroline du Nord. Une tempête l’accueille sur le chemin, et le 31 décembre, le cuirassier sombre corps et âmes avec un quart de son équipage. Il gît encore actuellement par 73 mètres de fond au large du cap Hatteras, lieu transformé en sanctuaire marin en 1973.
L’appellation « monitor » deviendra un générique pour les familles de cuirassiers fluviaux. Les marines européennes commanderont et construiront plusieurs de ces cuirassiers (dont un français, le Onondaga) mais les faibles qualités nautiques feront vite disparaître les modèles à tourelle.
Les américains mirent quand à eux plus de 50 cuirassiers à tourelle pendant la guerre.

L'épave du Monitor, photo sous-marine

Voilà voilà pour cette histoire, merci à ceux qui ont eu le courage de la lire jusqu’au bout, et à bientôt pour de nouvelles aventures!

Alors, vous en pensez quoi ?