22 Mai
2011

La Fontaine de Jouvence

Comme tout le monde, je suis allé voir le dernier Pirates des Caraïbes. Mais je n’en ferais pas vraiment une énième critique.

L'affiche du film, modèle Barbe Noire

C’est donc vendredi soir que je suis allé au cinéma le plus proche (enfin « proche » en Charente c’est toujours relatif) pour aller voir le dernier opus de Pirates des Caraïbes, La Fontaine de Jouvence. Exit Orlando Bloom et sa copine Keira Knightley cette fois-ci, et la part encore plus belle au Capitaine Jack Sparrow. Attardons nous deux minutes sur le film en lui même avant de faire un petit point historique.

Le Film

Que dire. Ce dernier volet tend à montrer une fois de plus que les 4 Pirates des Caraïbes sont de bons films. Mauvais dans l’originalité, ça c’est sûr, mais bon dans le comique de répétition et l’attachement des personnages. Ces films tiennent en grande partie uniquement grâce à l’incroyable charisme de Johnny Depp, aux décors et costumes superbes, à la musique incroyable, et aux seconds rôles de valeur. Même si ces éléments sont toujours semblables à chaque opus!

Mais qu’importe, ce film est sympa, on passe un bon moment. L’intrigue ne réserve que peu de surprises (si ce n’est nos amis espagnols, inattendus!) mais les personnages sont réjouissants et tellement crédibles. On regrettera juste l’espèce d’idylle entre le missionnaire et la sirène, qui n’apporte absolument rien à l’ensemble si ce n’est casser le rythme, et c’est bien dommage. Pour le reste : des pirates, du fantastique, de l’aventure, de belles vues, de jolies filles, des singeries de Sparrow, de l’action et des britanniques ridiculisés, c’est tout ce qu’on aime, et c’est un vrai Pirate des Caraïbes. Ni exceptionnel, ni mauvais, un film à voir et revoir de temps en temps pour les soirées sans se poser trop de questions.

L’Histoire !

Alors bien sûr, Pirates des Caraïbes, bien que très crédible dans les personnages et les costumes, n’est pas un film historique, et n’ a pas pour but de l’être. C’est l’occasion de donner ici quelques courts éléments sur les inspirations du film !

Piraterie : la piraterie est une forme de banditisme pratiquée sur mer, d’ aussi loin que remonte l’Histoire maritime, elle fait état d’exactions de pirates. La piraterie connue deux périodes fastes, à la fin du Ier siècle avant JC en méditerranée, et aux XVII-XVIIIèmes siècles dans les Antilles. Le mot pirate signifierait à l’origine « celui qui tente la fortune », ou qui est entreprenant. À ne pas confondre avec le Corsaire, qui lui est mandaté par un gouvernement pour piller les navires des nations ennemies (cette distinction réelle n’est apparue qu’après le Moyen-âge, bien qu’ayant existée auparavant)

Ponce de Leon : était un conquistador des XV et XVIèmes siècles, et qui aurait découvert la Floride, en cherchant une fontaine aux eaux régénératrices, qui devient bientôt pour tous la Fontaine de Jouvence, et un des mythes les plus connus de cette période. La Fontaine de Jouvence se trouverait, selon les sources, soit en Floride, soit aux Bahamas, soit dans le Golfe du Honduras. Ponce de Leon est mort en 1521, percé d’une flèche empoisonnée.

Barbe-noire : Edward Teach, le plus célèbre des pirates de la grande époque de la Piraterie du XVIIIème siècle. D’origine britannique, celui ci était réputé pour sa cruauté, et avait semble t’il pour habitude de tresser ses cheveux et sa barbe de mèches de canons qu’il allumait avant le combat pour se donner un aspect terrifiant. Son navire, le Queen Ann’s Revenge, est un vaisseau français capturé et rebaptisé, que l’on peut voir dans le film. À sa mort, Edward Teach reçoit plus de 25 blessures avant de s’écrouler. Son corps sera décapité et la tête attachée au beaupré du navire britannique l’ayant vaincu (Nommé le Pearl, amusant quand on pense au nom du bateau de Jack Sparrow, le Black Pearl 😉 )

Femme pirate : La virevoltante Pénélope Cruz, évoluant sur les bateaux pirates dans la Fontaine de Jouvence, a tendance à faire oublier que la femme pirate européenne avait plutôt pour habitude de se cacher et de se déguiser en homme pour s’engager sur les navires de flibustiers. Il en existe d’ailleurs moins d’une demi-douzaine réellement connues, parmi lesquelles Mary Read (la fameuse « Bloody Mary » qui donnera son nom à un coktail non moins connu) et Anne Bonny (qui aurait eu une liaison avec la première, toutes deux faisant partie de l’équipage de Calicot Jack Rackham que l’on retrouvera dans les albums de Tintin sous le nom de… Rackham le Rouge. )

En définitive, Pirates des Caraïbes continue d’ écrire la légende de la grande époque de la piraterie, mêlant Histoire et fantasmes avec plus ou moins de succès et une douce saveur d’aventure…

Alors, vous en pensez quoi ?